Friday, March 08, 2013

Le Monde.fr: A l'école, les filles réussissent mieux mais les inégalités restent fortes

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A l'école, les filles réussissent mieux mais les inégalités restent fortes

Le 8 mars est la journée internationale de la femme, moment opportun pour faire un état des lieux sur l'égalité entre hommes et femmes dans l'éducation et dans l'emploi.
Blog : L'éducation déchiffrée | 08.03.13 | 19:08

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Education et emploi : Les inégalités entre hommes et femmes sont toujours bien présentes

Le 8 mars est la journée internationale de la femme, moment opportun pour faire un état des lieux sur l’égalité entre hommes et femmes dans l’éducation et dans l’emploi. Les statistiques sur le sujet font partie intégrante de notre travail à l’OCDE et un portail mêlant statistiques et politiques éducatives est spécialement dédié à ce sujet :http://www.oecd.org/fr/parite/donnees/.
Nous avons aussi préparé un indicateur sur ce sujet avec ma collègue de l’OCDECorinne Heckmann dont les résultats sont largement repris dans cet article (voir pour plus de détails dans Regards sur l’éducation 2012, indicateur A4).
À l’école, les filles surclassent les garçons dans bien des domaines
Ce sujet est au cœur des débats car, conscients de l’impact que l’éducation a sur le taux d’emploi, la mobilité professionnelle et la qualité de vie, les responsables politiques et les professionnels de l’éducation savent combien il est important de réduire les différences de rendement scolaire entre les garçons et les filles.
Trois statistiques de l’OCDE publiées chaque année laissent d’ailleurs penser que les écarts entre garçons et filles se sont réduits voire que les filles ont pris l’ascendant :
1. Les filles, à 15 ans, réussissent mieux que les garçons en compréhension de l’écrit
Dans tous les pays de l’OCDE, les filles ont surclassé les garçons aux épreuves de compréhension de l’écrit du cycle PISA 2009, de 39 points, en moyenne, soit l’équivalent d’une année d’études (l’écart est de 41 points en France). L’écart s’est même accentué entre 2000 et 2009 et certains pays - comme la Finlande par exemple - s’inquiètent des faibles performances des garçons par rapport aux filles. Par contraste, aux épreuves de mathématiques, les garçons ont obtenu des scores supérieurs à ceux des filles dans la plupart des pays (12 points d’écart en moyenne et 16 en France) mais l’écart s’est cette fois réduit entre 2000 et 2009.
2. Les filles, à 15 ans, sont plus ambitieuses que les garçons
En moyenne, le pourcentage de filles qui envisagent d’exercer les fonctions qui demandent généralement un diplôme universitaire - membres de l’exécutif ou des corps législatifs, cadres supérieurs de l’administration publique, dirigeants ou cadres supérieurs d’entreprise, ou une profession intellectuelle ou scientifique - est supérieur de 11 points à celui des garçons. L’Allemagne, la France et le Japon et la Suisse sont les seuls pays de l’OCDE où les pourcentages de garçons et de filles qui envisagent un tel avenir professionnel sont similaires.
3. Les filles sont aujourd’hui plus nombreuses que les garçons à rentrer dans les formations universitaires et à en sortir diplômées.
Plus les garçons et les filles obtiennent de bons résultats à l’école, plus ils sont susceptibles de poursuivre leurs études. Entre 2000 et 2010, la probabilité pour les jeunes hommes comme pour les jeunes femmes de s’inscrire dans une formation universitaire a augmenté de façon spectaculaire, passant de 47 % à 62 %. Pourtant, une fois ces pourcentages ventilés par sexe, il apparaît clairement que la progression des femmes explique en bonne partie cet essor. Ainsi, la proportion de femmes susceptibles d’entamer une formation universitaire est passée de 51 % en 2000 à 69 % en 2010, tandis que la proportion d’hommes susceptibles d’entamer ce type de formation est passée de 42 % en 2000 à 55 % en 2010.
Pourtant, malgré ces chiffres éloquents, les stéréotypes entre hommes et femmes sont toujours tenaces car:
1. Plus le niveau de diplôme augmente, moins les femmes sont représentées
Dans les pays de l’OCDE, les hommes restent plus susceptibles que les femmes d’obtenir un titre à l’issue d’un programme de recherche de haut niveau, un doctorat par exemple (54 % en moyenne et 56% en France). Le pourcentage de titres sanctionnant un programme de recherche de haut niveau délivrés à des femmes est inférieur à 50 % dans tous les pays  sauf en Argentine, au Brésil, en Estonie, aux États-Unis, en Finlande, en Israël, en Italie, en Nouvelle-Zélande et au Portugal. En Corée et au Japon, deux tiers au moins des titres sanctionnant un programme de recherche de haut niveau sont délivrés à des hommes (voir graphique 1 ci-dessous).
2. En outre, certains domaines d’études restent considérés comme plus « masculins » et d’autres plus « féminins ».
En 2010, dans tous les pays à l’exception du Japon et de la Turquie, plus de 70 % des étudiants suivant une formation universitaire dans le domaine de l’éducation étaient des femmes (à titre indicatif cette proportion était de 76 % en France). De même, en moyenne dans les pays de l’OCDE, 74 % des diplômes dans le domaine de la santé et du secteur social sont également délivrés à des femmes. Par contraste, dans la plupart des pays, les femmes représentent moins de 30 % de l’ensemble des diplômés dans les domaines de l’ingénierie, de la production et de la construction (27 % en moyenne et 30% en France) et seulement 42% en moyenne de l’ensemble des diplômés dans les domaines des sciences (38% en France).
De plus, la situation n’a que peu évolué depuis 2000, en dépit des nombreuses initiatives qui ont été prises pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. En 2000, par exemple, l’Union européenne s’est fixé l’objectif d’accroître le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur en mathématiques, en sciences et en technologie d’au moins 15 % à l’horizon 2010, et de réduire l’écart entre les sexes dans ces matières. Mais les progrès accomplis en ce sens restent toutefois marginaux à ce jour et ce déséquilibre pose problème à un moment où certains pays comme l’Allemagne ont un marché du travail en manque de diplômés scientifiques pour remplacer les travailleurs qui partent à la retraite.
 Parité hommes/femmes sur le marché du travail : un niveau de diplôme élevé favorise la réduction des inégalités en matière d’emploi.
Réduire l’impact des stéréotypes en éducation est un objectif majeur pour les responsables politiques dans les pays de l’OCDE. Réduire les écarts de taux d’emploi entre les sexes en est un autre. Les femmes qui n’ont pas obtenu de diplôme de fin d’études secondaires accusent un taux d’emploi particulièrement faible (49 % en moyenne), alors que celles qui sont diplômées du secondaire et de l’enseignement supérieur affichent un taux d’emploi de 66 % et 79 %, respectivement.
Cependant, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, l’élévation du niveau de formation entraîne une réduction sensible de l’écart de taux d’emploi entre les hommes et les femmes : cet écart représente 20 points de pourcentage chez ceux qui ne sont pas titulaires du diplôme de fin d’études secondaires, 15 points de pourcentage chez les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire et 9 points de pourcentage chez les diplômés de l’enseignement tertiaire.
Il reste encore du chemin pour arriver à la parité dans l’éducation et l’emploi
Toutes ces statistiques nous donnent à la fois des messages encourageants, notamment sur la réduction des écarts entre hommes et femmes aussi bien dans l’éducation que dans l’emploi. Ils mettent aussi en évidence que certains  stéréotypes perdurent et qu’il est toujours plus difficile pour une femme d’accéder au plus haut niveau d’études, de s’orienter vers les filières dites scientifiques ou d’occuper les postes les plus importants et mieux rémunérés sur le marché du travail. La France par rapport aux autres pays de l’OCDE se situe dans cette tendance même s’il faut souligner qu’elle est loin de faire partie des pays les plus inégalitaires sur ces aspects.
Les progrès observés sur le marché du travail sont aussi dus à un grand nombre d’initiatives en faveur de la réduction des inégalités entre les sexes en matière d’emploi. À titre d’exemple, dans les pays nordiques, en Allemagne et au Portugal, les pères peuvent bénéficier d’un congé parental et d’un complément de revenus pour la durée de ce congé. En Islande et en Norvège, le conseil d’administration de certaines sociétés doit être composé d’au moins 40 % de femmes, selon la taille de la société et le nombre de membres siégeant au conseil d’administration. Des lois similaires ont été adoptées dans d’autres pays de l’OCDE (en Belgique, en France, en Italie et aux Pays-Bas). Certaines entreprises (comme Deutsche Telekom) ont choisi de s’imposer des quotas de femmes parmi les cadres.
Cependant, on peut s’interroger sur la réussite de toutes ces initiatives sur la performance intrinsèque des entreprises si les stéréotypes qui existent encore dans l’éducation ne sont pas atténués. On aura beau créer des quotas dans les entreprises par exemple sur des postes scientifiques, il sera toujours difficile de trouver suffisamment de femmes avec les capacités pour les occuper si les taux d’accès à l’université de ces filières n’augmentent pas dans les prochaines années. À l’inverse, les faibles performances des garçons en compréhension de l’écrit dans l’éducation peuvent également être source d’inquiétude sur l’employabilité dans certains domaines.
Mon prochain article sera sur la formation initiale et continue des enseignants. L’OCDE tiendra d’ailleurs un colloque international le 18 mars sur la professionnalisation de la formation des enseignants, auquel participeront le Secrétaire général de l’OCDE, M. Gurría, et le ministre de l’Éducation nationale, M. Peillon (http://www.oecd.org/fr/edu/scolaire/enseigner.htm).
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Thursday, March 07, 2013

Chine ; les chemins de la puissance - I-


Ouverture


Video : place Tien An Men ; Mai 1989. 
=> Place importante du lieu et de la date. 

Introduction générale  : 

Aujourd’hui la Chine donne des leçons à l’Amérique de bonne gestion économique, s’affirme vigilante quant à la stabilité monétaire.Elle est devenue la deuxième, si ce n’est la première puissance industrielle  Il y a un siècle, La chine était un pays dominé, amputé, contrôlé par les puissance occidentales et le Japon. 
Problématique : 
Plan : 
LA CHINE DE 1919 ET 1949 : DOMINÉE, INSTABLE. UN CHEMIN DIFFICILE VERS LA PUISSANCE. 



introduction de la partie  : Alors qu’au seuil du XIX° siécle la Chine peut être considéré comme une des plus grandes puissances du monde, un des plus vieux état, une des plus vieilles civilisations, elle est, un siècle plus tard, soumise aux puissances étrangères, en attendant d’être pendant un demi siècle, déchirée par les guerres civiles et étrangères. 

HUMILIÉE PAR LE TRAITÉ DE VERSAILLES EN 19, LA CHINE EST MEMBRE PERMANENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ EN 1945

1 - la manifestation du 4 Mai 1919
  • Refus des clauses du traité de Versailles 
  • Une date fondatrice dans l Histoire de la Chine contemporaine
  • Un appel à la réforme.

2 - N’est pas la première manifestation contre la domination étrangère et l’avilissement de la Chine 
  • Le Break Up of China au XIX. : les guerres de l Opium, les concessions étrangères, la prise d’intérêts économiques. 
  • La révolte des Boxers. ...
  • La fin de l’empire et la proclamation de la République : 1911. 

3- Guerres civiles et guerres sino japonaise
  • Dans un premier temps le Guomintang et le PCC luttent contre les «seigneurs de la guerre» - années vingt 
  • Puis, avec le massacre de Shanghaï, la guerre civile commence entre communistes et nationalistes. Elle durera jusque 1949
  • L’agression japonaise : la conquête de la Mandchourie, 1931, puis l’attaque contre le reste de la Chine.
  • Pendant la deuxième guerre, la guerre civile s’estompe quelque peu, il s’agit de faire face à l’ennemi commun. 
  • En 1945 la chine est dans le camp des grands vainqueurs, membre permanent du conseil de sécurité de l ONU.
  • Mais, avec la victoire, la guerre civile reprend. Victoire de Mao. 









Document 

LE DÉPEÇAGE DE LA CHINE. 

Doc ci dessus - et carte 
Les documents montrent la mainmise occidentale ( Britanniques, Français, allemands, russes, japonais ) sur la Chine : des territoires sont détachés, des concessions territoriales dans les zones urbaines sont abandonnées aux occidentaux, des infrastructures économiques  ou publiques sont gérées par les grandes puissances. Tout ceci à la faveur des traités inégaux ( sur lesquels la Chine n’aura de cesse de revenir
Ceci est le résultat d’interventions militaires : guerres de l’opium au milieu du XIX°, menées par les franco-britannique,  aide la répression de la révolte des Taïpings, intervention militaire japonaise en 1895, la Chine y perd Formose ( Taïwan et la Corée) 
  • L’empire est de plus en plus déconsidéré : des révoltes éclatent ( Taïpings) et surtout, à la charnière des deux siècles, la révolte des Boxers, qui voit l’intervention d’une force multinationale jusqu’à Pékin. 

 un empire incapable de se réformer. ( L’empire immobile).
  • l’empire est administré par les mandarins recrutés sur concours, qui administrent de façon centralisée mais peu efficace, vite sensible à la corruption , fermé aux novations. 
  • Alors que le Japon, voisin, montrait la possibilité et la nécessité d’une modernisation face à la montée en puissance des occidentaux.
LA PROCLAMATION    DE LA RÉPUBLIQUE
  • Déconsidéré, l’empire s’écroule. La République est proclamée en 1912. Le dernier empereur, Pou Yi, enfant, abdique. 
  • Sun Yat Sen, fondateur du plus important mouvement, le Guo min Tang ( KMT) proclame trois objectifs : le nationalisme (pour chasser les puissances étrangères, la république, le socialisme pour partager la terre. ) 

Wednesday, March 06, 2013

1 ere 10 genèse et affirmation des régimes totalitaires



Thème 3 : le siècle des totalitarismes (10-11h)


genèse et affirmation des régimes totalitaires (5-6h)


Objectif : mettre en évidence les traits fondamentaux et communs des totalitarismes tout en faisant la part de la spécificité de chacun de ces régimes.

Intro : même si en 1919 la démocratie semble s’installer partout en Europe (hormis en Russie), la 1ère GM est un profond traumatisme pour l’Europe. Elle entraîne une crise morale et politique qui favorise l’apparition de régimes autoritaires. Parmi eux, 3 se distinguent par leur idéologie et leur extrémisme. Le 1er naît en Russie dès 1917, avant même la fin de la guerre ; Staline en est l’héritier. Mussolini impose le 2nd en Italie en 1922 et Hitler le 3ème en Allemagne à partir de 1933. Ils prétendent contrôler tous les aspects de la vie des sociétés afin de créer un homme nouveau.  Ils partagent une commune hostilité envers la démocratie. Il faut néanmoins distinguer ces régimes. S’ils naissent dans des pays en crise, leur genèse est pourtant différente, et l’idéologie qui les fonde parfois opposée. 
Quelles comparaisons peut-on faire entre le fascisme italien, le nazisme allemand et le stalinisme soviétique ?  En quoi les totalitarismes s’opposent-ils à la démocratie libérale ?

I) la genèse des régimes totalitaires

A) la guerre et les crises, matrices (origines) des totalitarismes

Les totalitarismes naissent dans un contexte bien particulier : le choc et les conséquences de la 1ère GM, dans des états fragiles économiquement et politiquement.
*en Russie : difficultés liées à la guerre qui se prolonge. Une 1ère révolution en février 1917 provoque la chute du tsar ; une 2ème révolution fomentée par le parti communiste (bolchévique déf° p194) de Lénine impose une dictature du prolétariat (doc1 p176 et 12 p181). Après la création de l’URSS en 1922, puis la mort de Lénine en 1924, Staline élimine ses rivaux et le stalinisme (qui décrit la pratique totalitaire de Staline) se met en place.
*en Italie : les Italiens sont mécontents des traités de paix → »victoire mutilée » çàd qu’ils n’ont pas reçu tous les territoires promis (doc5 p177). De plus, crise éco et sociale qui entraîne une montée du communisme et donc une peur des classes possédantes ! Un groupuscule d’extrême- droite, les faisceaux italiens de combat (dans la Rome antique, le faisceau symbolise l’autorité et l’unité), apparaissent comme les seuls à pouvoir restaurer l’ordre. Le 28/10/1922, Mussolini organise une marche sur Rome pour démontrer la force de son mouvement et faire pression sur le roi. Le 30/10, il est appelé à former un nouveau gouvernement.
*en Allemagne : après la défaite et l’humiliant traité de Versailles (diktat), la démocratie de Weimar est sans cesse attaquée par l’extrême-gauche et l’extrême- droite. En novembre 1923, Hitler, à la tête du parti nazi NSDAP, échoue dans une tentative de coup d’état qui lui vaut un enfermement en prison. La crise des années 30 va amener le NSDAP au 1er plan politique (succès électoraux) (doc6 p177) et le 30/01/1933, Hitler est appelé à former un nouveau gouvernement.

B) un même projet d’établir une société nouvelle

*En effet l’individu est réduit à une fonction sociale (producteur, protecteur ou soldat, mère de famille…) entièrement au service du collectif (parti, nation, Etat). Contrairement aux régimes autoritaires traditionnels, ils reposent sur la mobilisation des masses (docs3,4,6 p183). Le peuple s’identifie à un chef charismatique, objet d’un véritable culte et surnommé le guide : duce-vojd-führer. Pour ce faire, la dictature doit être instaurée afin d’éliminer tout opposant à ce projet de société nouvelle.
*Staline, après avoir éliminé ses opposants directs (Trotski), s’empare peu à peu de tous les pouvoirs et en 1928 il domine complètement le parti communiste (PCUS), puis décide d’accélérer la mise en place du communisme (càd instaurer une société sans classes sociales ni propriété privée) en pratiquant la collectivisation forcée dans les campagnes (kolkhozes…) contre les koulaks (paysans propriétaires) ou en planifiant la politique économique (industrialisation à marche forcée). Idée complétée dans le II A).
*Mussolini met en place, dans un 1er temps, un gouvernement composé essentiellement de ministres non fascistes afin de rassurer ses détracteurs. Mais après l’assassinat du député socialiste Matteotti (doc6 p179), Mussolini renforce son pouvoir en établissant les lois fascistissimes qui transforment l’Italie en dictature (doc2 p182) ; administration épurée, médias censurés, droit de grève interdit, syndicats et autres partis interdits, population surveillée…
*Hitler va aller beaucoup plus vite que Mussolini dans la mise en place de la dictature. 3 semaines après sa nomination à la tête de la chancellerie, Hitler fait interdire le KPD suite à la responsabilité présumée des communistes dans l’incendie du parlement : le Reichstag (doc10 p180). Pour « la protection du peuple et de l’Etat allemand », Hitler obtient les pleins pouvoirs en Mars (doc5 p183) puis suspend les libertés individuelles, interdit les partis politiques et syndicats, censure les médias, organise des autodafés (doc2 p184), surveille la population avec la police secrète d’Etat, et entame sa politique antisémite avec les 1ers boycotts de magasins juifs. Dès Juillet 1933 l’opposition a disparu et en Août 1934, Hitler devient le maître incontesté du Reich en cumulant les fonctions de chancelier, président et chef des armées suite à la mort du président Hindenburg.

C) les instruments des régimes totalitaires

Un parti unique accordant des privilèges à ses membres attire des millions de membres (plus de 5,5 millions de membres du NSDAP). Le parti encadre la société par des organisations dès le plus jeune âge : Balillas en Italie, hitlerjungend en Allemagne, komsomols en URSS (doc3-4 p183) ; puis les travailleurs : corporatisme et syndicat fasciste, front du travail en Allemagne,  syndicat unique en URSS ; même les loisirs sont encadrés par des organisations telles que « dopo lavoro » (après le travail) en Italie ou kraft durch freude » (la force par la joie) en Allemagne (doc1 p184).
La propagande utilise les médias modernes (radio, cinéma, photographie,  affiches) comme moyen d’endoctrinement. Un véritable culte du chef est rendu (doc2 p173, 1p174,  5p179). L’art sert également les intérêts de l’état et du chef (exo p196), ou illustre l’idéologie du régime dans la volonté de créer un homme nouveau (doc4-5 p185, 10 p187). Les grandes parades servent à impressionner le peuple et à montrer la force du parti ou de l’Etat (doc1 p172, 6 p183, 9 p186). Pour les 3 totalitarismes, le 1er devoir de l’homme est de travailler (doc6 p183 et doc4-5 p185) pour l’intérêt du collectif (Etat) ; l’individu en tant que tel ne compte pas…s’il n’est utile au collectif.
L’ultime instrument de la domination est le recours à la terreur pour éliminer tout opposant. La police politique est chargée de la surveillance des populations : ovra (organisation de vigilance et de répression de l’antifascisme)  en Italie, nkvd en URSS (doc4 p179), gestapo en Allemagne. Pour les plus récalcitrants, l’internement en camps de travail est mis en place : îles Lipari en Italie (carte p174), camps de concentration en Allemagne (doc9-11 p191), goulags en URSS (doc3 p175 et docs 7-8-10 p190-191). Même les proches des dictateurs subissent aussi la répression : nuit des longs couteaux en Allemagne (p194), falsification de l’histoire en URSS (doc6 p185 et doc5 p189) et grands procès truqués de Moscou en 1936-1938 (purges du PCUS et de l’armée rouge…qui expliquera en partie la mauvaise préparation de l’armée et son recul face aux nazis lors de l’invasion de 1941 du fait que 12 des 15 commandants de l’armée rouge ont été exécutés ou démis de leurs fonctions auparavant!).  Avec le durcissement des régimes, la répression s’intensifie (doc3 p189 et doc6 p190). 

II) les spécificités des régimes totalitaires

A) en URSS, un totalitarisme de classe.

*le contrôle de l’économie : collectivisation dans le domaine agricole (kolkhoze déf° p182) mais également dans l’industrie où l’Etat établit la planification de l’économie (plans quinquennaux…à réaliser en 4 ans !). Le but est de supprimer le secteur privé et d’accélérer l’industrialisation du pays pour concurrencer les pays capitalistes et prouver que le communisme est capable d’être une solution au libéralisme économique. C’est en URSS que le contrôle de l’économie est le plus fort. La propagande encourage le dépassement de soi (stakhanovisme) pour augmenter la production (doc5 p185 et doc10b p187). La répression s’abat sur les récalcitrants (doc3 p189 + famines terribles en 1932-1933 en Ukraine voulue par Staline pour briser la résistance paysanne avec +4M de morts). En 1937, l’URSS est devenue la 3ème puissance éco du monde mais il y a peu d’industries de consommation et les conditions de vie restent difficiles.

*L’idéologie stalinienne prône la lutte des classes et l’affrontement entre les  prolétaires et les capitalistes. L’internationale communiste annonce : « du passé, faisons table rase » ; le totalitarisme apparaît bien comme une tentative de créer un homme nouveau : d’ailleurs Trotski évoquait l’avènement de l’homo soviéticus après celle de l’homo sapiens ! Staline invoque la « loi de l’histoire » pour affirmer que l’avènement du communisme va dans le sens de l’histoire (la lutte des classes est le moteur de l’histoire depuis l’antiquité selon Marx).
B) le fascisme, un totalitarisme d’Etat.

*jusque 1929, l’état intervient peu dans l’économie mais suite à la crise mondiale l’institut pour la Reconstruction Industrielle développe une politique de grands travaux et d’autarcie économique. L’Etat modernise ainsi l’économie et les infrastructures, mais la propriété reste privée et les grandes entreprises prospèrent. Le travail est encadré où le corporatisme est mis en place.
*par les lois fascistissimes, Mussolini renforce l’unité de la nation par un Etat tout-puissant. Pour affirmer la grandeur de l’Italie, Mussolini veut rénover la capitale en instituant la 3ème Rome (doc p196). Il pratique une politique impérialiste en s’appuyant sur le modèle de l’Empire romain (conquête de l’Ethiopie en 1936, de l’Albanie en 1939, développement des colonies libyennes et somaliennes) et se rapproche de l’idéologie nazie raciste et antisémite à partir de 1938 (doc2 p188). Cependant, le racisme et l’antisémitisme sont beaucoup moins marqués qu’en Allemagne.

C) le nazisme, un totalitarisme de « race ».

*La spécificité du nazisme vise à la suprématie de la race aryenne représentée par le peuple allemand (Volk), conformément aux écrits de « mein Kampf » (doc1a p189). En ce sens, les Allemands doivent dominer les races inférieures : latins, slaves, et conquérir un espace vital (Lebensraum) pour la survie et la prospérité du peuple allemand. Hitler légitime son action par « la loi naturelle » qui voit le plus fort survivre au détriment du plus faible. Les juifs sont considérés comme des parasites et sont à peine classifiés dans l’espèce humaine.
*Pour préserver la pureté de la race aryenne se met en place une politique agressive contre les handicapés mentaux, les homosexuels, les asociaux, les juifs et les métissages (doc1b p188) qui mènent à l’euthanasie et l’eugénisme. Petit à petit, les juifs sont écartés de la vie sociale : dès 1933, les nazis appellent au boycott des magasins juifs ; en 1935 c’est la mise en place des lois de Nuremberg qui excluent les juifs de la citoyenneté allemande et interdit les mariages entre juifs et allemands ; en 1938 (9-10 novembre), pogrom de la nuit de cristal ou près de 30000 juifs sont internés dans des camps de concentration (doc1c p188+annexe p212 du Nathan cote). Les nazis prétendent régénérer l’Allemagne et créer un 3ème Reich pour mille ans.

Conclusion : les 3 totalitarismes sont issus de périodes de crises au sein des pays concernés. Ils veulent mettre ne place un homme nouveau complètement à la disposition de l’Etat grâce à l’embrigadement des esprits. Pour briser les oppositions, l’Etat utilise la violence et la terreur. Le régime reçoit le soutien plus ou moins passif de la population. Mais la radicalisation des régimes et les épreuves de la 2nde GM remettent en question l’adhésion populaire en Italie et dans une moindre mesure en Allemagne. Par contre, le peuple est autour de Staline pour la défense de la patrie après l’invasion nazie en 1941. La fin de la 2nde GM verra la fin des totalitarismes fascistes et l’affirmation du modèle soviétique dans le monde, entraînant la planète dans de nouveaux conflits, ceux de la guerre froide.

quel rôle mondial pour les EU et le Brésil ?


Tuesday, March 05, 2013

Le Monde.fr: Soixante ans de la mort de Staline : un fantôme omniprésent

Le Monde.fr

Soixante ans de la mort de Staline : un fantôme omniprésent

Editorial. Avec l'arrivée au Kremlin de Vladimir Poutine, Staline est redevenu un personnage mythique, victorieux du nazisme en 1945. 

LE MONDE Editorial du "Monde" | 05.03.13 | 14:47


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Monday, March 04, 2013

colin powel


En 2003, le secrétaire d'Etat américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak. "Une tache dans ma carrière", dit-il aujourd'hui.

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Colin Powell lors de son "célèbre" discours à l'ONU, le 5 février 2003. (Sipa)
Colin Powell lors de son "célèbre" discours à l'ONU, le 5 février 2003. (Sipa)
Il y a dix ans, le secrétaire d'Etat américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak (voir vidéo ci-dessous). Les "preuves qu'il avancait se sont révélées fausses pour la plupart. A l'occasion de la publication de son livre "J'ai eu de la chance" aux Editions Odile Jacob, il revient sur cet épisode et sur la politique étrangère de son pays. Entretien exclusif avec Colin Powell.

Le 5 février 2003, vous avez prononcé à l'ONU votre "célèbre" discours sur les armes de destruction massive en Irak, dans lequel vous énonciez des "preuves" qui, pour la plupart, se sont révélées inexactes. Dix ans plus tard, vous écrivez dans votre nouveau livre que ce discours restera une "tache" dans votre carrière et que vous vous souvenez de ce 5 février aussi "profondément" que du jour de votre naissance. Pourquoi ?
- Il est très dur d'oublier un tel moment surtout quand on vous en parle chaque jour pendant dix ans ! Depuis que j'ai découvert qu'un grand nombre d'informations que l'on m'avait fournies étaient inexactes, je ne cesse de me demander : qu'aurais-je dû faire pour éviter cela ? Pour ma défense, je dirais que je n'ai eu que trois jours pour préparer cette présentation et que nous avions un très grand nombre de documents à analyser.
Pourquoi seulement trois jours ?
-Le problème était le suivant : le président Bush m'a demandé de présenter nos preuves à l'ONU à partir d'un texte rédigé par un conseiller du vice-président Cheney. Or, quand j'ai demandé aux services de renseignement des éléments concrets pour étayer certaines parties de ce document, ils m'ont répondu qu'ils n'avaient jamais vu ces informations-là ! Il fallait donc repartir de zéro et écrire un autre discours. J'ai dit au président que j'avais besoin de plus de trois jours, mais il m'a répondu qu'il avait déjà annoncé au monde la date de ce discours à l'ONU, qu'il ne pouvait pas la reculer.
Le fait que le texte écrit par le bureau du vice-président était si étrange ne vous a-t-il pas alerté ? Ne vous êtes-vous pas dit : on essaie de me manipuler ?
-Non, pas vraiment. J'étais déçu mais je ne paniquais pas : la CIA allait m'aider. Je suis allé au siège de l'Agence, et grâce aux informations fournies par son patron, George Tenet, j'ai pu bâtir le discours. Remarquez que j'y ai mis moins d'éléments controversés que le président, Condi Rice ou Rumsfeld avaient déjà utilisés publiquement et à plusieurs reprises. Le bureau de Cheney, par exemple, insistait pour que je parle des liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaida, que le vice-président avait souvent évoqués. Mais, comme les éléments n'étaient pas probants, je ne l'ai pas fait. J'ai également très peu parlé du programme nucléaire.
Mais sur le reste aussi, le chimique et le biologique, les "preuves" étaient fausses.
-Oui, mais ce n'était pas un mensonge délibéré de ma part. Je croyais à ce que je disais. Tout le monde, le président, les membres du gouvernement et le Congrès y croyaient. Le président m'a choisi parce que j'étais le plus crédible vis-à-vis de la communauté internationale, mais, encore une fois, je ne faisais que transmettre ce que les seize agences de renseignement disaient. Et je pense que si vous aviez été à ma place et que vous aviez vu les documents que l'on m'a présentés vous auriez cru à tout cela, vous aussi.
Evidemment je pensais que la CIA avait vérifié ses informations. Aussi, quand, quelques semaines plus tard, l'Agence nous a dit que l'"information" sur les laboratoires biologiques ambulants venait d'Allemagne et qu'aucun agent américain n'avait interrogé la source principale de ce canular, j'ai été stupéfait.
George Tenet, le patron de la CIA, vous avait-il dit que les Allemands l'avaient prévenu du manque de fiabilité de cette source ?
-Non et je ne sais toujours pas ce qu'il savait en réalité. Plus tard, il est apparu qu'un certain nombre de personnes dans les services de renseignement étaient au courant de cette alerte des Allemands et d'autres mises en garde. Ils ont dit : "Nous sommes allés voir Tenet mais il ne voulait pas nous écouter." Est-ce vrai ? Je ne sais pas. En tout cas, lors de ma présentation à l'ONU, je voulais qu'il soit à mes côtés, que la présence du patron de la CIA signifie au monde que ce que je disais reflétait ses conclusions. Dix ans plus tard, Tenet n'a toujours pas reconnu que celles-ci étaient fausses ! Pas une fois, il a expliqué pourquoi ses services avaient écrit, par exemple, que Saddam Hussein avait des centaines de tonnes d'armes chimiques, "dont la plupart avaient été fabriquées l'année passée" alors qu'il n'en possédait pas un gramme !
Il y a quelques années, vous avez dit qu'une commission du Congrès devrait enquêter sur tout cela.
-Passons à un autre sujet, voulez-vous ?
Dans votre livre, vous dites que les Etats-Unis sont toujours la nation "nécessaire", que voulez-vous dire ?
-L'ancienne secrétaire d'Etat Madeleine Albright utilise l'adjectif "indispensable". Je suis d'accord avec elle, mais "nécessaire" est un terme plus soft, moins arrogant. Quand il y a un problème dans le monde, au Moyen-Orient ou en Asie, on se tourne toujours vers les Etats-Unis. Prenez la Libye. C'était une bonne idée de laisser les Français et les Britanniques lancer l'opération militaire. Mais auriez-vous pu la mener à bien sans les Etats-Unis, leurs avions ravitailleurs, leurs missiles ? Je ne crois pas. Quand nos alliés veulent entreprendre quelque chose et n'ont pas tous les moyens pour le faire, les Etats-Unis sont la nation "nécessaire".
Le second mandat d'Obama vient de commencer, quel est son problème numéro un en politique étrangère ?
Notre situation internationale est celle-ci : depuis la fin de l'URSS, il n'y a plus de puissance équivalente à la nôtre qui veuille nous attaquer. Les deux seules nations ayant la population et le potentiel économique de rivaliser avec les Etats-Unis sont la Chine et l'Inde. Mais aucun des deux Etats n'a la moindre intention d'être notre ennemie.
Même pas la Chine ?
Bien sûr que non, les Chinois possèdent 2 000 milliards de notre dette ! Comment voudraient-ils faire exploser tout cela ? Ils vont moderniser leur armée, tout faire pour protéger les îles qu'ils considèrent être les leurs, mais ils n'ont aucun intérêt à devenir notre ennemi. Il y a des questions internationales comme la Corée du Nord, la Syrie ou l'Iran. Ce sont des problèmes sérieux, mais aucun ne représente une menace pour la survie des Etats-Unis et son système démocratique, comme ce fut le cas de l'Union soviétique. Cela ne veut pas dire qu'il faut les ignorer. Ils affectent nos alliés et amis. Et ils peuvent dégénérer en guerre comme au Mali ou en Syrie.
Mais aujourd'hui les Américains sont concentrés sur les problèmes internes des Etats-Unis, le chômage et le déficit budgétaire surtout. Nous devons donc faire ce que nous pouvons pour aider nos alliés, mais le président sera très réticent à engager militairement notre pays dans des confits régionaux.
Y compris en Iran ?
La position de la Maison-Blanche est que, dans ce dossier, aucun président ne peut renoncer à une option, quelle qu'elle soit. Ma conviction personnelle est qu'il y a des solutions diplomatiques au problème iranien. Je suis un vieux soldat qui a vu ce que le containment (politique d'endiguement) et la dissuasion peuvent accomplir. Les Iraniens n'ont pas encore d'arme nucléaire et, même s'ils en avaient, leur nombre serait très inférieur à la force atomique disponible de l'autre côté. Donc, je continue de penser que, même dans le cas de l'Iran, la dissuasion marche. D'ailleurs, regardez ce qu'a dit Ahmadinejad cet automne : pourquoi voudrais-je d'une arme atomique alors qu'en face ils en ont des dizaines de milliers ?
Après l'extraordinaire carrière qui a été la vôtre, que souhaitez-vous que l'on retienne de votre action ?
Que j'ai bien servi mon pays. Que j'ai travaillé à des traités qui ont éliminé de grandes quantités d'armes nucléaires ! Je voudrais que l'on n'oublie pas que j'ai toujours essayé d'éviter des guerres et toujours préféré la diplomatie pour régler les problèmes. Je pense que l'on se souviendra de moi à propos d'une doctrine militaire qui porte mon nom. Et puis je suis devenu le premier chef d'état-major noir et le premier secrétaire d'Etat noir des Etats-Unis. Malheureusement, on n'oubliera pas le discours à l'ONU, qui occupera une grande place dans ma nécrologie...
Propos recueillis à Washington par Vincent Jauvert-Le Nouvel Observateur
  •  Article publié dans "le Nouvel Observateur" du 28 février.
A LIRE dans "le Nouvel Observateur" du 28 février :

Thursday, February 21, 2013

Le Monde.fr: Les "sages" valident le financement public des cultes en Alsace-Moselle

Le Monde.fr

Les "sages" valident le financement public des cultes en Alsace-Moselle

L'Etat malgré son statut laïc défini dans la Constitution pourra continuer à y rémunérer prêtres, pasteurs et rabbins, un statut spécifique de ces départements.

Le Monde.fr avec AFP | 21.02.13 | 19:29


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Wednesday, February 20, 2013

Le Monde.fr: Exclues, les nouvelles classes populaires s'organisent en "contre-société"

Le Monde.fr

Exclues, les nouvelles classes populaires s'organisent en "contre-société"

Pour le géographe Christophe Guilluy, les classes populaires vivent désormais dans une "France périphérique" où elles partagent une même perception des choix économiques et sociétaux des dirigeants.

LE MONDE | 20.02.13 | 12:58


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Le Monde.fr: La planète souffre d'une crise des engrais

Le Monde.fr

La planète souffre d'une crise des engrais

L'azote et le phosphore sont à la fois trop utilisés engendrant des catastrophes environnementales  et mal répartis faisant cruellement défaut dans les régions les plus pauvres, prévient l'ONU.

Le Monde.fr | 20.02.13 | 10:20


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